Route du rhum en Guadeloupe : quelles distilleries visiter et comment organiser la journée?

Par La rédaction Guadeloupe-Guadeloupe · 18 octobre 2026

Route du rhum en Guadeloupe : quelles distilleries visiter et comment organiser la journée?

En Guadeloupe, la canne à sucre se voit partout. Elle borde les routes de Grande-Terre, descend les pentes de Basse-Terre et couvre une bonne partie de Marie-Galante. Suivre son chemin jusqu’à la bouteille est l’une des plus belles façons de comprendre l’archipel.

Voici les distilleries que nous conseillons, et la manière de les enchaîner sans courir.

Une dizaine de distilleries sur trois îles

L’office de tourisme des îles de Guadeloupe recense dix distilleries et maisons de rhum, réparties entre Basse-Terre, Grande-Terre et Marie-Galante. La plupart ouvrent leurs portes pour une visite et une dégustation. Certaines produisent depuis plus d’un siècle, d’autres sont bien plus récentes.

Le rhum agricole, distillé à partir du jus de canne frais, côtoie ici le rhum traditionnel issu de la mélasse. Goûter les deux dans la même journée permet de saisir tout de suite la différence.

Basse-Terre : la boucle la plus riche

C’est l’île qui concentre le plus de distilleries, et la côte au vent se prête à une belle boucle d’une journée.

Cuve et colonne en cuivre reliées par un col de cygne en inox dans une distillerie
  • Montebello, à Petit-Bourg, fondée en 1930, perpétue une fabrication traditionnelle à partir de la canne.
  • Longueteau, à Capesterre-Belle-Eau, produit du rhum agricole depuis 1895 au pied des montagnes.
  • Bologne, à Basse-Terre, distille sur son habitation depuis 1887, entre la Soufrière et la mer.
  • Reimonenq, à Sainte-Rose, réunit depuis 1916 une distillerie et un musée du rhum, au nord de l’île.

Pour éviter les allers-retours, commencez par Montebello le matin et descendez vers le sud. Reimonenq se combine plutôt avec une journée sur la côte sous le vent, du côté de Deshaies.

Grande-Terre : Damoiseau et la mémoire du sucre

Au Moule, la distillerie Damoiseau produit du rhum depuis 1942. C’est la grande adresse de Grande-Terre, au milieu des champs de canne de l’est de l’île.

Chemin de terre entre deux champs de canne à sucre sous un ciel bleu

La visite se marie bien avec celle de l’ancienne usine de Port-Louis. Notre article sur l’usine Beauport, le pays de la canne raconte comment la canne a façonné le nord de Grande-Terre. Les deux sorties racontent la même histoire, côté sucre puis côté rhum.

Marie-Galante : trois distilleries sur une petite île

Marie-Galante mérite une journée à part, en traversée depuis Pointe-à-Pitre. L’île porte bien son surnom d’« île aux cent moulins », et trois distilleries s’y visitent.

  • Bielle, à Grand-Bourg, active depuis la fin du XIXe siècle
  • Poisson, maison du rhum Père Labat, à Grand-Bourg, sur un domaine dont l’histoire remonte à 1860
  • Bellevue, à Capesterre-de-Marie-Galante

Les rhums blancs y sont souvent embouteillés à 59 %. À goûter avec modération, et de préférence après la baignade. Entre deux dégustations, faites une halte aux ruines de l’habitation Murat, l’une des plus grandes sucreries de l’île.

Bien organiser votre route du rhum

Une route du rhum se prépare comme une randonnée : un itinéraire réaliste, des pauses et un conducteur reposé. Trois distilleries par jour suffisent largement. Au-delà, les dégustations se mélangent et la journée devient une course.

Le point qui compte le plus reste la conduite. Le taux d’alcool autorisé au volant est de 0,5 gramme par litre de sang, et quelques dégustations suffisent à l’atteindre. Désignez un conducteur qui ne goûte pas, ou demandez les petites bouteilles à emporter pour le soir.

Pensez enfin à la pause déjeuner, rarement prévue dans les distilleries. Pour repérer une table créole, un gîte ou un loueur près de votre itinéraire, les adresses de professionnels recensées en Guadeloupe par un annuaire communautaire, avec les avis des visiteurs, aident à choisir sans perdre de temps sur place.

Vérifiez aussi les horaires avant de partir. Ils changent selon la saison et la période de récolte.

FAQ : visiter les distilleries de Guadeloupe

Combien y a-t-il de distilleries en Guadeloupe ?

L’office de tourisme des îles de Guadeloupe recense dix distilleries et maisons de rhum, réparties sur Basse-Terre, Grande-Terre et Marie-Galante. La plupart proposent une visite et une dégustation.

Quelle est la différence entre rhum agricole et rhum traditionnel ?

Le rhum agricole est distillé à partir du jus de canne fraîchement pressé. Le rhum traditionnel, ou rhum de sucrerie, est fabriqué à partir de la mélasse, un résidu de la production de sucre. Les deux sont produits en Guadeloupe.

Peut-on visiter les distilleries de Marie-Galante en une journée ?

Oui. Bielle, Poisson (Père Labat) et Bellevue se trouvent sur la même île, à courte distance les unes des autres. Une journée suffit, en partant tôt de Pointe-à-Pitre par la traversée en bateau.

Combien de distilleries visiter par jour ?

Trois au maximum pour garder le temps de profiter de chaque visite. Prévoyez un conducteur qui ne participe pas aux dégustations, car le taux d’alcool autorisé au volant est de 0,5 gramme par litre de sang.

Sources

Distilleries and rum houses of Guadeloupe (Les Îles de Guadeloupe, office de tourisme)

Laisser un commentaire